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v      Expertises

1992-1993 : Participation à la rédaction du projet de norme AFNOR : "Détermination de la toxicité d'une substance vis-à-vis des stades précoces de développement de la carpe commune (Cyprinus carpio L.)", 11 pp.

 
1995 : Remarques critiques à propos de la version révisée (1994) de la ligne directrice OCDE « Fish, Toxicity on Egg and Sac-Fry Stages », 5 pp.
 
Depuis 2008 : Membre du comité d’experts externes de l’INERIS.
 
Travaux d’évaluation des risques
 
La majorité des évaluations des risques des substances chimiques vis-à-vis de l’environnement est effectuée pour des organismes publics ou privés sous contrat de confidentialité. À ce titre, ces travaux ne sont pas répertoriés.
 
Travaux d’évaluation des risques des substances chimiques vis-à-vis de l’environnement évalués, en accès libre actuellement sur le portail internet de L’INERIS
 
- Acétaldéhyde, 2008, révision, 2011. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Acide fluorhydrique, 2009. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Aldrine, 2008. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Ammoniac, 2009, révision, 2011. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Arsenic et ses dérivés inorganiques, 2010. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Chlordane, 2008. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Chlorure de vinyle, 2010. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Chlorure de méthylène, 2011. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Dieldrine, 2008. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Formaldehyde, 2010. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Fluorure d’hydrogène, 2011. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Hexachlorobenzène, 2008, révision, 2011. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Mercure et ses dérivés, 2010. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Naphtalène, 2010. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Phénanthrène, 2010. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Sélénium et ses composés, 2009, révision 2011. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Styrène, 2011. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Sulfure d’hydrogène, 2009, révision, 2011. - Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Tétrachloroéthylène, 2011. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
- Vanadium, 2009, révision, 2011. - Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. INERIS.
 
Etudes, a posteriori, de l'impact des rejets sur l'environnement
 
Dans les centrales électriques, la turbine produisant le courant électrique est actionnée par de la vapeur d’eau générée par la chaudière puis condensée. Selon le principe de Carnot, le rendement de la centrale est dépendant de la capacité de refroidissement. L’eau de refroidissement est puisée directement dans le milieu naturel puis rejetée après échauffement.
Le développement d’organismes vivants (nommés « salissures biologiques ») dans les circuits de réfrigération diminue la capacité d’échange thermique du condenseur et donc le rendement de la centrale. Pour une production constante d’électricité, la diminution du rendement engendre une augmentation de la consommation de matières combustibles.
 
Pour prévenir le développement des salissures biologiques, différentes méthodes physiques (vitesse de l'eau, température, nettoyage mécanique, ultrasons, ultraviolet, champ électrique) ou chimiques (chlore sous différentes formes, tributyl-étain, cuivre, ozone, acroléine) sont utilisées. Cependant, les arrêtés préfectoraux indiquent souvent qu’un programme de surveillance du milieu aquatique proche de la centrale doit s’exercer au moins annuellement. Ainsi, Ecotox supervise la détermination de l’impact des produits de traitement de l’eau sur la toxicité de l’eau et des sédiments au rejet des centrales. L’étude de la toxicité potentielle de l’eau du rejet est réalisée par un test sur le développement embryo-larvaire d’un mollusque bivalve (l’huître Crassostrea gigas). La toxicité de l’eau du rejet est ensuite comparée à la toxicité de l’eau prélevée concomitamment à l’aspiration de la centrale. La toxicité potentielle des sédiments situés au niveau du rejet de la centrale est testée sur un organisme amphipode du sédiment, Corophium arenarium. Comme précédemment, la toxicité potentielle des sédiments du rejet de la centrale est évaluée par comparaison avec des sédiments témoins prélevés au niveau du point d’aspiration de la centrale.
 
Des relevés faunistiques peuvent également être entrepris, en collaboration avec divers Instituts, qui permettent des études de l’impact des rejets sur la biodiversité du milieu récepteur. A cette fin, les peuplements benthiques, du fait de leur sédentarité, sont d’excellents marqueurs de l’impact d’une perturbation sur le milieu naturel. Ils subissent les modifications de leur environnement en continu et la prise en compte de certaines caractéristiques (présence d’espèces pionnières ou d’espèces sensibles, réussite du recrutement, densité, biomasse…) permet de déceler une évolution du milieu. Un état ponctuel peut être réalisé qui fournit une « image » à un moment donné de la condition écologique du milieu, mais ce genre d’étude doit être effectuée à la fois sur le long terme et à deux moments cruciaux de cycle annuel benthique :
-          en période hivernale pour connaître les caractéristiques des peuplements benthiques à l’étiage, juste avant le recrutement printanier,
-          en période automnale pour avoir une idée précise de la réussite du recrutement.
Toute étude portant sur les peuplements benthiques en période de recrutement est difficilement interprétable dans la mesure où l’on ne sait pas si une espèce ayant bien recruté dans un premier temps ne va pas disparaître parce qu’elle ne rencontre pas des conditions optimales et être remplacée par une autre espèce dont le recrutement est plus tardif.
La détermination de la macrofaune benthique s'effectue à la loupe binoculaire et au microscope. La biomasse de la macrofaune benthique est déterminée par espèce et par station en utilisant la méthode du poids sec libre de cendres selon la méthode préconisée par le Benthos Ecology Working Group de l’ICES (Anonyme, 1986) et reprise dans la norme ISO/FDIS 16665. Le nombre total d'espèces récoltées, la densité par station et la biomasse par station sont ensuite calculés. L'indice de diversité calculé est celui de Shannon (H) qui varie avec le nombre d'espèces et l'abondance relative de chacune d'elles. Cet indice donne une information synthétique sur la richesse spécifique et l'équilibre du peuplement considéré. Toutefois, parce qu'il dépend à la fois du nombre d'espèces et de leurs abondances relatives, une faible valeur peut traduire deux situations différentes:
-soit le nombre d'espèces est faible,
-soit le nombre d'espèces est élevé mais quelques espèces dominent fortement le peuplement.
Afin de nuancer l'information donnée par H, la régularité (ou Evenness) E, rapport de la diversité observée sur la diversité maximum, est également calculée. Enfin, la bioévaluation de la qualité environnementale de chaque station de prélèvement est effectuée en utilisant l’indice d’évaluation de l’endofaune côtière (I2EC).
Pour cela, chaque espèce identifiée est classée dans le groupe écologique lui correspondant. Les groupes écologiques, au nombre de 5, sont composés d’espèces de sensibilité différentes à la pollution. La détermination du pourcentage d’espèces appartenant à chaque groupe permet enfin d’attribuer un indice d’évaluation qui définit un état de santé du milieu. La détermination de l’I2EC des différents points de prélèvement est réalisée en utilisant la clé de détermination de l’I2EC donnée par Grall et Glémarec (2003) qui utilise les paramètres d’abondance et de richesse spécifique. De plus, lorsqu’en milieu marin se surimposent des espèces saumâtres de façon importante, les indices peuvent être affectés du symbole « ‘ » (Grall et Glémarec, 2003).